En vrac.....

 

Le ciel et l’enfer


 

 

Un homme, son cheval et son chien se promenaient sur une route. Alors qu’ils passaient près d’un arbre gigantesque, un éclair les frappa, et ils moururent tous foudroyés.

Mais l’homme ne comprit pas qu’il avait quitté ce monde, et il continua à marcher avec ses deux bêtes ; les morts mettent parfois du temps à se rendre compte de leur nouvelle condition…

La route était très longue, la pente abrupte, le soleil était fort, ils transpiraient et avaient grand soif. Ils avaient désespérément besoin d’eau. Au détour du chemin, ils aperçurent une porte magnifique, tout en marbre, qui conduisait à une place pavée d’or, au centre de laquelle il y avait une fontaine d’où jaillissait une eau cristalline.

Le voyageur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée.

« Bonjour.

– Bonjour, répondit l’homme.

– Quel est cet endroit, si beau ?

– Ici c’est le Ciel.

– Heureusement que nous sommes arrivés au Ciel, nous avons terriblement soif.

– Vous pouvez entrer et boire l’eau à volonté. »

Et le garde indiqua la fontaine.

« Mon cheval et mon chien ont soif eux aussi.

– Je suis vraiment désolé, mais ici on ne laisse pas entrer les animaux. »

L’homme en fut désappointé parce que sa soif était grande, mais il ne boirait pas tout seul ; il remercia et reprit sa route. Après qu’ils eurent beaucoup marché, épuisés, ils atteignirent une place, dont l’entrée était marquée par une vieille porte, qui donnait sur un chemin de terre bordé d’arbres.

À l’ombre d’un arbre, un homme était couché, la tête couverte d’un chapeau, peut-être endormi.

« Bonjour », dit le voyageur.

L’homme fit signe de la tête.

« Nous sommes assoiffés, mon cheval, mon chien et moi.

– Il y a une source dans ces pierres, dit l’homme, indiquant l’endroit. Vous pouvez boire à volonté. »

L’homme, le cheval et le chien se rendirent à la source et apaisèrent leur soif. Ensuite il revint dire merci.

« Au fait, comment s’appelle cet endroit ?

– Ciel.

– Ciel ? Mais le gardien de la porte en marbre a dit que c’était là-bas le ciel.

– Ça ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer. »

Le voyageur était perplexe.

« Vous devriez empêcher cela ! Cette information mensongère doit causer de grandes confusions ! »

L’homme sourit :

« Pas du tout. En réalité, ils nous font une grande faveur. Parce que là-bas restent tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis…

 
 

**********

Oser le risque

 

Sourire... c'est prendre le risque de paraître ridicule.
Pleurer... c'est prendre le risque de paraître sentimental
Tendre la main vers l'autre...
 c'est prendre le risque de s'impliquer.
Faire voir ses sentiments...
 c'est prendre le risque de montrer son véritable soi.
Étaler ses idées, ses rêves devant la foule...
c'est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c'est risquer de mourir.
Espérer, c'est risquer le désespoir.
Essayer, c'est risquer l'échec.

Mais les risques doivent être courus,
 parce que le plus grand risque dans la vie,
c'est de ne rien risquer.

La personne qui ne risque rien ne fait rien,
n'a rien, n'est rien.

Quelqu'un peut éviter la souffrance et le chagrin,
mais ne peut alors apprendre à ressentir, à changer,
à grandir, à aimer, à vivre.

Enchaîné par les certitudes, l'individu est un esclave
qui a renoncé à la liberté.

 

Seul l'individu qui risque est vraiment libre.

 

**********

 Observation

 

Avez-vous remarqué comment Dieu

s'est arrangé pour que tout balance ?
Il a d'abord créé le ciel et lui a donné la terre,
au jour...  il a donné la nuit,
au feu...  il a donné l'eau.

et finalement...

Il a créé l'homme et lui a donné la femme.

 

 Comme ça tout balançait !

Jusqu'au jour où l'homme a fait ses propres découvertes...

 

L'homme a découvert les ARMES...et il a inventé la CHASSE
La femme a découvert la CHASSE…et elle a inventé les FOURRURES.
L'homme a découvert les COULEURS...et il a inventé la PEINTURE
La femme a découvert la PEINTURE ...et elle a inventé le MAQUILLAGE.

L'homme a découvert les MOTS ...et il a inventé la CONVERSATION
La femme a découvert la CONVERSATION...et elle a inventé le BAVARDAGE.

L'homme a découvert l'AMITIÉ... et il a inventé l'AMOUR

La femme a découvert l'AMOUR... et elle a inventé le MARIAGE.

L'homme a découvert les femmes... et il a inventé le SEXE
La femme a découvert le SEXE...et elle a inventé les MAUX DE TETES.
L'homme a découvert LE PAPIER... et il a inventé l'ARGENT
La femme a découvert l'ARGENT……….et c'est depuis ce temps-là...

 

QU’IL N’Y A PLUS RIEN QUI BALANCE !

 

**********


Carpe diem

 

 Si je devais revivre ma vie....

 

 

 

En honneur du mois de l'Histoire des femmes et à la mémoire d'une amie qui a perdu son combat contre le cancer.

 

 

 

J'aurais moins parlé mais écouté davantage. J'aurais invité des amis à venir souper même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J'aurais grignoté du maïs soufflé au salon et ne me serais pas souciée de la saleté quand quelqu'un voulait faire un feu dans le foyer.

J'aurais pris le temps d'écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse.

Je n'aurais jamais insisté pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d'été tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d'être coiffés.

J'aurais fait brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d'elle-même parce qu'entreposée pendant trop longtemps dans l'armoire.

Je me serais assise dans l'herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon. J'aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, mais davantage ri et pleuré en regardant la vie.

Je serais restée au lit lorsque malade plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner si je ne travaillais pas cette journée-là.

Je n'aurais jamais rien acheté pour la simple raison que c'était pratique, ou encore à l'épreuve des taches ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, j'en aurais savouré chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi était la seule chance de ma vie d'aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m'embrassaient avec fougue, je n'aurais jamais dit: " Plus tard...., maintenant va te laver les mains avant de souper. Il y aurait eu plus de " Je t'aime " ..., plus de " Je suis désolée " mais surtout,

si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j'en saisirais chaque minute...l a regarderais et la verrais vraiment..., la vivrais... et ne la redonnerais jamais.

 

 

**********

 

Régimes

( pensées de Paulo Coehlo)

 

 

 

 

Un grand philosophe brésilien, Tim Maia, a dit un jour :" J'ai décidé de faire un régime rigoureux. J'ai supprimé l'alcool, les graisses et le sucre. En deux semaines, j'ai perdu 14 jours !

 

 

Je vis depuis 28 ans avec une femme merveilleuse, à qui il arrive de perdreson calme et sa bonne humeur parce qu'elle trouve qu'elle a pris quelques kilogs en trop. Est-ce que nous n'éxagérons pas un peu ? L'obésité est une chose, vouloir arrêter le temps et l'évolution normale de l'organisme en est une autre.

 

 

 

Le pire, c’est que, à tout moment, apparaît un nouveau moyen de perdre du poids : en mangeant des calories, en cessant de manger des calories, en avalant compulsivement des graisses, en évitant les graisses à tout prix. Nous entrons dans une pharmacie et nous sommes visuellement envahis par toutes sortes de produits miraculeux, qui promettent d’en finir avec l’envie de manger, le tissu adipeux, le ventre, et cetera.

 

 

 

Non, bien sûr. Et pourquoi est-il indispensable d’être maigre ?

 

Ce n’est pas nécessaire. Nous achetons des livres, nous fréquentons des salles de gymnastique, nous dépensons une part très importante de notre concentration à essayer d’arrêter le temps, quand nous devrions célébrer le miracle de parcourir ce monde. Au lieu de penser à un moyen de vivre mieux nous sommes obsédés par le poids.

 

Oubliez cela ; vous pouvez lire tous les livres que vous voudrez, faire les exercices que vous désirerez, subir toutes les punitions que vous vous imposerez, vous n’aurez que deux solutions ou bien vous cessez de vivre, ou bien vous allez grossir.

 

avec modération, mais il faut surtout manger avec plaisir. Jésus-Christ disait déjà : « Le mal n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme, mais ce qui en sort. 

 

L’autre jour, j’étais dans un restaurant libanais avec une amie irlandaise, et nous parlions de salades. Malgré tout le respect que je dois aux végétariens et aux fondamentalistes de l’alimentation, la salade est surtout pour moi une décoration dans l’assiette. Nous ne pouvons pas vivre sans elle, mais nous ne pouvons pas non plus la considérer comme le centre de nos attentions gastronomiques. Les journaux publient tous les jours des histoires de jeunes filles rêvant de devenir des stars des podiums, qui sont mortes à cause de cette obsession du poids.

 

Souvenez-vous que durant des millénaires nous avons lutté pour ne pas mourir de faim. Qui a inventé cette histoire selon laquelle tout le monde doit être maigre toute sa vie ?

 

Je vais répondre : les vampires de l’âme, qui pensent qu’il est possible d’arrêter le cours du temps. Ce n’est pas possible. Utilisez l’énergie et l’effort d’un régime pour vous nourrir du pain spirituel, et continuez à profiter (avec modération, j’insiste encore une fois) des plaisirs de la bonne table. L’an dernier, j’ai fait une série de colonnes sur les péchés capitaux, et la gourmandise en faisait partie. Mais qu’est exactement la gourmandise ? Une obsession.

 

 

 

 

Idem pour le régime. Et en ce moment, les deux extrêmes se rejoignent et deviennent nocifs pour la santé. Pendant que des millions de personnes crèvent de faim dans le monde, nous voyons des gens provoquer cela parce que, à un certain moment, quelqu’un a décidé que la maigreur était la seule option pour garder jeunesse et beauté. Plutôt que de brûler artificiellement des calories, nous devons nous efforcer d’en faire une énergie nécessaire à la lutte pour nos rêves ;

 

Personne ne reste maigre très longtemps uniquement grâce à un régime.

 

 

 

**********

 

Bonheur.

 

« Pour être heureux, vivement que j’aie entre 65 et 70 ans ! ».

 

C’est après avoir lu, dans le journal,l’enquête de l’Insee sur le bonheur,que, du haut de ses 11 printemps, Janota fait cette déclaration péremptoire à ses grands parents.

Il apprendra que la période de bonheur est bien courte pour les statisticiens.

Et qu’estce que c’est que le bonheur ? Comment distinguer le grand du petit, le vrai du faux, celui que l’on avoue et celui que l’on cache ?

Des bonheurs, Janot, il y en a de toutes sortes, à tous les âges.

Le problème, c’est qu’on ne le sait pas toujours…

 

**********

  

Distance entre les rails.....origine !!

 

 

 

La distance entre deux rails de chemin de fer aux Etats-Unis est de 4 pieds et 8,5 pouces (143,5 cm) comme en France et en Europe d’ailleurs; sauf en Espagne. Chiffre particulièrement bizarre.

Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?
Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée, car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises.

Mais alors pourquoi les Anglais ont-ils construit les leurs comme ça ? Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était déjà utilisé.

Pourquoi cet écartement ?
Parce que les constructeurs de tramways étaient les mêmes que les constructeurs de chariots, avec les mêmes outils et les mêmes méthodes.

Pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?
Parce, que partout en Europe et en Angleterre, les routes avaient des ornières et qu'un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du charriot.

Pourquoi les ornières des routes sont-elles ainsi espacées ?
Les premières grandes routes ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déplacement des légions romaines. Et les premiers charriots ont été des charriots de guerre romains. Ces charriots étaient tirés par deux chevaux qui galopaient côte à côte et devaient être suffisamment espacés pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du charriot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux charriots.
Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine.

L'espacement des rails US s'explique parce que 2000 ans auparavant, sur un autre continent, les charriots romains étaient construits en fonction de la dimension de l'arrière-train des chevaux.

Et maintenant, cerise sur le gâteau !
Il y a une extension à cette histoire d'espacement des rails et d'arrière-train des chevaux.

Quand nous regardons la navette spatiale américaine sur son pas de tir, nous pouvons remarquer les deux réservoirs additionnels attachés au réservoir principal. La société Thiokol fabrique ces réservoirs dans son usine de l'Utah. Elle aurait aimé les faire plus larges, mais ces réservoirs sont expédiés par train jusqu'au site de lancement. La ligne de chemin de fer entre l'usine et Cap Canaveral emprunte un tunnel sous les montagnes Rocheuses. Ce tunnel limite la taille des réservoirs à la même largeur que deux arrière-trains de chevaux.

Ainsi, le moyen de transport le plus avancé au monde, la navette spatiale dépend de la largeur d'un cul de cheval. Les spécifications et la bureaucratie vivront pour toujours...

Aussi, la prochaine fois que vous avez des normes entre les mains et que vous vous demandez quel cul de cheval les a inventées, vous vous serez peut-être posé la bonne question 


 

**********

 

Je me souviens !

 

de Grand-mère Johanne Chayer
Montréal, Qc 

 

J’aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l’occasion de leur expliquer notre devise je me souviens.

Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l’église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c’était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l’Église parce qu’après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d’autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l’Église à moins qu’elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d’atteindre la douzaine. Je me souviens qu’elle a refusé et qu’elle a quitté l’Église comme beaucoup d’autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s’est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant, je me souviens qu’à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l’heure ?

Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu’elle a reçu du même coup son excommunication de Rome.

Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d’être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.

Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée.

Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j’ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m’ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu’il n’était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J’espère qu’on les a rapatriés.

Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. Je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu’après avoir eu un fils, je ne voulais plus d’autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l’égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. Je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l’équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc.

Je me souviens qu’il a fallu plus de cinquante ans d’efforts collectifs pour nous libérer de l’emprise de l’Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu’il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l’équité salariale et que ce n’est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n’est acquis dans la vie et qu’il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs.

Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d’autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s’imposer dans notre société, j’ai peur. J’ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C’est donc par ignorance qu’on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l’homme, n’abrille sa femelle par-dessus la tête.

Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j’ai peur. J’ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu’on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu’ils reviennent à l’endroit même où l’éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l’emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n’ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles.

Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c’est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu’on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l’évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu’on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd’hui. Doit-on leur dire qu’elles ont évolué à tort et qu’elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l’oubli ?

Que l’on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m’importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l’égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l’égalité des chances au travail. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c’est pour faire partie d’une société ouverte qui vous donne sur un plateau d’argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c’est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent montrer au grand jour voire imposer ce symbole de leur croyance qu’est le voile.

Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s’arrêter au milieu et non régresser jusqu’au point de départ. Il faut se souvenir. L’intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l’exercice.

Peut-être que nos livres d’histoire ne se souviennent pas ou bien qu’ils n’ont simplement pas été mis à jour. C’est donc la responsabilité du gouvernement d’appliquer notre devise « Je me souviens » à notre Histoire et d’intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d’aujourd’hui et surtout de s’assurer que la génération montante s’en souvienne. C’est aussi la responsabilité des organismes d’accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec « Je me souviens » afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l’on s’en souvient et qu’on ne veut pas imposer à notre progéniture d’avoir à reprendre les mêmes débats qu’il y a cinquante ans.

En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d’hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l’on retrouve dans les CPE ainsi qu’ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m’incommode pour tous les arguments que j’ai soulevés précédemment.
 

 

**********

 

Vieillir en beauté.

 

 

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur; 
Sans remord, sans regret, sans regarder l'heure; 
Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur; 
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur. 




Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps; 
Le garder sain en dedans, beau en dehors. 
Ne jamais abdiquer devant un effort. 
L'âge n'a rien à voir avec la mort. 




Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce 
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse, 
Qui ne croient plus que la vie peut être douce 
Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse. 



Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement. 
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan. 
Être fier d'avoir les cheveux blancs, 
Car, pour être heureux, on a encore le temps. 



Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour, 
Savoir donner sans rien attendre en retour; 
Car, où que l'on soit, à l'aube du jour, 
Il y a quelqu'un à qui dire bonjour. 



Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir; 
Être content de soi en se couchant le soir. 
Et lorsque viendra le point de non-recevoir, 
Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir. 

 

 

**********

 

 

'' Je n'avais pas vu dans ses yeux... ''

Tout ce que son âme avait de tourments...
Je n'avais pas ressenti...
La froidure de toutes ses blessures...
Je le voyais tellement fort et grand...
Alors, qu'il n'était qu'un petit enfant...
Qui n'avait pas grandi avec le temps... "

Je n'avais pas vu dans ses yeux...

Des larmes coulées par l'extérieur...
Il préférait noyer doucement son coeur...
J'ai toujours cru en son sourire...
Je ne pensais pas qu'il pouvait trahir...
Tant de douleurs et de détresses...
Tout ce qu'il avait besoin vraiment...
C'était d'une caresse sur son chagrin...
Et moi, j'étais tellement loin...

Je n'avais pas vu dans ses yeux...

Tout ce qu'il aurait souhaité me dire....
Se confier à moi, sans me faire pleurer...
Me faire croire que parfois...
Il lui arrivait même de souffrir...
Et que, pour ne pas me faire de peine...
Il préférait me mentir...

Peut-être que j'aurais compris alors...
Que cet ange, au-delà même de la mort...
Me murmurait doucement...
Ne sois pas triste...
Je t'aime très fort et je te pardonne...
De ne pas avoir vu dans mes yeux...
J'ai tout fait, tu sais...
Pour te faire croire que j'étais heureux...

Oui, j'aurais peut-être mieux compris... "

 

 

**********

 

 

Une grand-mère

 

 

Une grand-mère est une femme qui n'a pas d'enfant à elle.

C'est pour ça qu'elle aime les enfants des autres.

Les grands-mères n'ont rien à faire, elles n'ont qu'à être là.

Quand elles nous amènent en promenade, elles marchent lentement
et elles ne disent jamais : "Avance plus vite, dépêche-toi !"

En général, elles sont grosses, mais pas trop pour pouvoir attacher nos souliers.

Elles savent toujours qu'on a besoin d'un deuxième morceau de gâteau, ou d'un plus gros.

Les grands-mères portent des lunettes, et parfois elles peuvent même enlever leurs dents.

Elles savent être sourdes quand il le faut, pour ne pas nous gêner
quand nous sommes maladroits et une vraie grand-mère se met en colère en riant.

Quand elles nous lisent des histoires, elles ne sautent jamais de bout,
et elles n'ont rien contre si on réclame la même histoire plusieurs fois.

Les grands-mères sont les seuls adultes qui ont du temps.
Elles savent faire le geste qui fait du bien quand on a mal.

Les grands-mères ne sont pas aussi fragiles qu'elles le disent, même si
elles meurent plus souvent que nous.

Tout le monde devrait essayer d'avoir une grand-mère, surtout ceux
qui n'ont pas de Nintendo !

 

Bonne fête,  grand maman !